Une cérémonie civile ou religieuse ?

Les funérailles sont une cérémonie commune à l'ensemble des religions et des communautés auxquelles un individus peut appartenir.

Le déroulement des funérailles variera en fonction de nombreux critères, qu'il s'agisse de critères culturels ou religieux. Elle sera également soumise à certaines contraintes, notamment le budget disponible pour organiser la cérémonie.

Cérémonie religieuse ou civile il est important de respecter les dernières volontés du défunt. Celui-ci pouvait souhaiter une cérémonie partagée par le plus grand nombre ou au contraire un événement plus intime. Nos conseillers, grâce à leur expérience et leur savoir-faire, se tiennent à votre disposition pour vous aider à préparer la cérémonie et pour veiller à ce que tout se déroule comme prévu.



La cérémonie civile

Selon les régions, la cérémonie civile est l'option préférée par les français, ils sont près de la moitié à souhaiter ce genre de cérémonie pour leurs propres funérailles surtout dans les grandes villes.

La cérémonie civile pourra être organisée, au choix, par la famille ou par un professionnel du funéraire.

Pour faciliter l'organisation il est préférable d'entrer en relation avec un maître de cérémonie.

Celui-ci demandera alors à la famille si elle souhaite une cérémonie intime ou un grand rassemblement.

Choisissez avec soin le lieu de rassemblement, il peut s'agir du funérarium ou du crématorium si vous avez choisi la crémation du corps.

Chaque cérémonie civile est unique mais il existe des points communs entre toutes. Elles se déroulent généralement en cinq temps forts : l'accueil, l'évocation, le recueillement, les adieux et la conclusion.

L'accueil sera l'occasion pour tous les participants de la cérémonie de savoir qui était le défunt par rapport aux personnes présentes.

L'évocation sera un moment intense où les grandes lignes de l'existence du défunt seront retracées. Ce sera l'occasion de parler de ce qui animait le défunt, d'en savoir plus sur ses goûts et les engagements qu'il avait pris tout au long de sa vie.

Le recueillement sera un moment en musique, chacun pourra réfléchir silencieusement au sens de la vie en général.

Les adieux et le recueillement viendront clore la cérémonie, ce sera l'occasion pour les participant de présenter leurs condoléances à la famille du défunt.

La cérémonie catholique

Près de la moitié des français se déclare catholique et environ un cinquième d'entre eux sont pratiquants, plus des deux tiers des obsèques se font en revanche selon les rituels catholiques.

Le corps sera préparé par les professionnels des services funéraires en vue de la cérémonie, ils effectueront la toilette et les soins d'hygiène et de présentation pour la conservation du corps.

À la suite d'un décès il n'est pas rare que des dons d'organes soient effectués, il s'agit d'un acte de générosité et de solidarité très apprécié par l'Église Catholique.

Les obsèques ne sont plus un monopole clérical depuis de nombreuses années, elles pourront être organisée par un prêtre ou par une équipe de laïcs. Ceux-ci vous accueilleront et écouteront vos demandes afin d'organiser la cérémonie selon vos souhaits tout en respectant les dernières volontés du défunt.

La cérémonie commencera par un temps d'accueil, les proches du défunt le présenteront et évoqueront la trace qu'il laisse de son passage sur Terre. S'en suivra la lecture de la Bible puis la "prière universelle". La cérémonie s'achèvera par un dernier adieu pendant lequel l'officiant aspergera le corps d'eau bénite.

Depuis 1963 l'Église Catholique tolère la crémation, vous pourrez donc procéder à la crémation ou à l'inhumation du corps après la cérémonie. Dans le cas d'une inhumation une brève prière sera récitée devant la dernière demeure du défunt. Après avoir récité le "Notre Père" chacun pourra poser sa main sur le cercueil en signe d'adieu.

La cérémonie protestante

Il y a en France environ 1,7 millions de protestants, ils se répartissent entre les différents courants de pensée que sont les Luthériens, les Évangélistes, les Pentecôtistes et les "charismatiques".

L'ensemble de ces courants de pensée possède des points communs. Le premier est que le corps du défunt n'est pas sacralisé, le défunt se trouve aux mains de Dieu et ni les prières, ni les bénédictions, ne changeront son sort.

Au moment du décès, le don d'organes est une pratique très répandue. Le don du corps à la science ne pose aucun problème, contrairement à l'Église Catholique.

En réalité de nombreux points diffèrent entre la cérémonie Catholique et la cérémonie Protestante. Alors que le défunt est au coeur de la première ce sera la famille du défunt qui sera au coeur de la seconde. Le seul but de la cérémonie protestante est de consoler les proches du défunt. La cérémonie protestante n'est donc pas une cérémonie d'hommage mais une cérémonie de réconfort et d'espoir.

De façon générale, le pasteur accompagne le défunt jusqu'au cimetière et y prononce des paroles d'espérance et il bénit l'assemblée, vient s'y ajouter ensuite le "service d'action de grâces" au temple.

Le corps peut soit être inhumé soit transporté au crématorium, l'Église Protestante acceptant les deux solutions.

La cérémonie orthodoxe

On dénombre environ 300 000 orthodoxes en France, ils proviennent principalement de familles originaires de l'est et du sud est de l'Europe (Russie, Grèce, Bulgarie, Roumanie, ...).

L'Église Orthodoxe voit la mort comme un simple sommeil puisque l'Homme pieux a reçu de Dieu la promesse d'une résurrection. Le message adressé aux proches du défunt pendant la cérémonie est donc un message d'espoir.

Le salut de l'Homme concerne son corps tout entier et son âme, il n'est donc pas concevable que le défunt ne soit pas inhumé. La crémation est une pratique totalement proscrite par l'Église Orthodoxe.

Le don d'organes est possible uniquement si le défunt avait clairement émis le souhait de faire ce don. Il s'agit alors de transformer la situation dramatique du receveur en espoir de vie.

Pendant la cérémonie, le prêtre aspergera le corps du défunt avec de l'eau bénite et demandera à Dieu de pardonner le défunt pour l'ensemble des péchés qu'il a commis. Les personnes présentes lors de la cérémonie pourront embrasser le défunt pour lui dire au revoir. Lors de la cérémonie le cercueil du défunt sera forcément disposé de telle sorte que le visage du défunt soit tourné vers les représentations du Christ.

Après la cérémonie le prêtre se rendra au cimetière avec les fidèles pour une ultime prière. Le Christ devant réapparaître à la fin des temps en Orient le corps du défunt lui fait face.

La cérémonie arménienne

On compte à peu près autant d'arméniens que d'orthodoxes sur le territoire français. Il peut être facile de confondre les traditions orthodoxes et arméniennes mais elles possèdent pourtant chacune des spécificités.

En premier lieu, le défunt est dénudé puisqu'il est dépouillé de la vie terrestre. Il sera ensuite lavé puis enveloppé dans un linceul blanc. Les proches du défunt seront chargés de le veiller et de chanter des psaumes à son chevet, ils permettront ainsi au défunt de trouver le repos et la paix. Contrairement à l'église orthodoxe, l'église apostolique arménienne tolère la crémation.

La cérémonie arménienne se déroulera en trois étapes, la première au domicile du défunt, la seconde à l'église et la dernière au cimetière. Toutes ces étapes seront marquées par des prières et des chants demandant à Dieu d'accueillir le défunt auprès de lui.

Avant de mettre le cercueil en terre le prêtre prendra trois fois une poignée de terre et la bénira, le défunt pourra ensuite reposer en paix.

Après avoir mis le corps en terre le prêtre retournera à la maison du défunt pour les derniers psaumes et les dernières prières, le but étant d'apporter une consolation spirituelle à la famille du défunt.

La cérémonie musulmane

Avec environ 4 millions de pratiquants l'islam est la seconde religion de France.

Pour les musulmans la mort est une étape normale de la vie, il s'agit d'un souhait de Dieu et il doit être accepté tel quel.

Après un décès, ce sont les proches qui fermeront les yeux et la bouche du défunt, ils recouvriront le corps d'un drap et préviendront la Mosquée pour organiser la toilette rituelle. La toilette pourra être faite par n'importe quel croyant pieux, le corps devra être manié avec douceur.

Le corps étant sacré il n'est pas envisageable que la crémation ait lieu, le corps sera donc forcément inhumé.

Le don d'organe est toléré puisque les musulmans le considèrent comme un don destiné à sauver une vie humaine.

Pendant la cérémonie, deux solutions sont envisageables. La première consiste à emmener le corps du défunt à la mosquée où le corps sera orienté en direction de la Mecque. L'Imam conduira la prière, il s'agit de la seule prière qui n'est pas accompagnée d'une prosternation ou d'une inclinaison.

Les fidèles scanderont ensuite "Allah Akbar" quatre fois, ce qui signifie que Dieu est grand. Après cette courte cérémonie le corps du défunt sera emmené au cimetière où il sera enterré le visage tourné vers la Mecque. La tombe sera alors fermée par une dalle recouverte de terre. Pendant toute la durée de l'inhumation des sourates seront récitées.

La seconde solution, pour la cérémonie, est de transporter directement le corps au cimetière. Les prières seront alors récitées au cimetière et le reste de la cérémonie sera identique.

La cérémonie juive

La France est le pays d'Europe de l'Ouest où la communauté juive est la plus importante. On dénombre entre 500 000 et 600 000 juifs principalement originaires d'Afrique du Nord et du Proche Orient.

La mort est une chose naturelle puisque seul Dieu est éternel. L'homme est né poussière et redevient poussière, il s'agit d'un cycle normal.

Après un décès, ce sont les proches qui fermeront les yeux et la bouche du défunt. Ils recouvriront le visage du défunt et se relayeront à ses côtés pour réciter des Psaumes. Une toilette purificatrice sera également faite afin de préparer le corps pour sa rencontre avec Dieu. Le judaïsme n'est pas favorable aux soins de conservation du corps ni à la crémation.

La cérémonie aura lieu dans l'enceinte du cimetière et non pas dans la synagogue. La synagogue est un lieu de vie et ne peut donc pas accueillir le corps du défunt. Ce sera le rabbin qui présidera la cérémonie. Lorsque le corps sera descendu dans la tombe les proches jetteront trois pelletées de terre. Le Kaddish, qui est une prière à la gloire de Dieu, sera récitée par l'un des proches, de préférence le fils aîné du défunt.

Après la cérémonie au cimetière un repas frugal aura lieu, il sera exclusivement composé d'aliments ronds pour signifier que la vie continue malgré tout.

La cérémonie bouddhiste

Chez les bouddhistes la mort n'est pas une fin en soit, il ne s'agit que d'un passage vers une nouvelle vie, une opportunité.

Les bouddhistes ne manipulent pas le corps jusqu'à ce que se manifeste la "claire lumière", il s'agit du moment où la conscience quitte le corps. Manipuler le corps serait prendre le risque de perturber l'âme du défunt pendant qu'elle rejoint Dieu. Ce phénomène peut intervenir en quelques heures seulement ou mettre plusieurs jours à se produire.

Comme le corps n'est qu'une enveloppe temporaire et que le don est l'essence même du bouddhisme toute forme de don est autorisée avec le corps, qu'il s'agisse d'un don à la science ou d'un don d'organes.

Aucun soin particulier ne sera apporté au corps du défunt et celui-ci sera crématisé.

Les rites funéraires sont nombreux et variés chez les bouddhistes. Quelque soit le courant auxquels les fidèles appartiennent des rites post-funéraires seront célébrés après la crémation dans un délai d'une année.

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